CONFÉRENCE de février 2020 : RÊVE D’ORIENT, L’HISTOIRE DES COMPAGNIES DES INDES

Lundi 3 février 2020 à 18 h

par

Brigitte NICOLAS

Conservatrice en chef du patrimoine

Directrice du musée de la Compagnie des Indes, Ville de Lorient

Salon Garonne (niveau -1), Hôtel Crowne Plaza, 7 place du Capitole, Toulouse

La conférence sera suivie d’un dîner (facultatif).

Participation: Adhérent: conférence 5 €; conférence et dîner 37 € – Non adhérent: conférence 8 €; conférence et dîner 40 € – Étudiant moins de 25 ans et demandeur d’emploi: 2 € – Junior: conférence gratuite.

Réservation pour le dîner avant le jeudi 30 octobre 2020.

Inscriptions avant le samedi 1er février 2020

La création des grandes compagnies de commerce à charte, les compagnies des Indes, ne se fait pas ex nihilo au XVIIe siècle. Elle s’inscrit dans un contexte historique séculaire qui est celui de la quête des épices et par conséquent des routes terrestres et maritimes en direction de l’Inde et de la Chine.

Le rôle des marins portugais dans cette épopée vers les Indes est capital. Dès le début du XVIe siècle Lisbonne devient le port d’avitaillement des capitales européennes avides des fabuleuses marchandises de l’Orient.

Évinçant peu à peu les Portugais du commerce d’Asie, les Anglais et les Hollandais fondent respectivement, en 1600 et 1602, l’East India Company et la Vereenigde Oost-indische Compagnie, la VOC. Ils inaugurent ainsi l’ère des compagnies de commerce à charte bénéficiant du monopole du négoce au-delà du cap de Bonne-Espérance.

Plus d’un demi-siècle plus tard, suivant l’exemple des Hollandais, Colbert décide la création des premières compagnies des Indes françaises.

La puissance financière, logistique, militaire et régalienne des compagnies permet la structuration du commerce avec l’Asie. Des escales sont créées, des traités d’entente avec les rois et les suzerains sont signés, des loges et des comptoirs sont fondés. En Bretagne, le chantier d’armement et de construction des navires de la Compagnie devient peu à peu une ville: L’Orient.

La périlleuse aventure maritime et financière devient de plus en plus sûre. Les matières premières (épices, thé, café, drogues médicinales, bois, etc.) et les technologies non maîtrisées en Europe (mousselines de coton, indiennes, porcelaines chinoises) deviennent indispensables aux riches populations européennes.

L’histoire des compagnies des Indes met en lumière la mondialisation de l’économie au XVIIIe siècle. Elle est la première partition d’une politique de colonisation qui trouve son aboutissement au moment même où les grandes compagnies perdent leurs privilèges.

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